التبرع بالبويضات
التبرع بالبويضات
جمعية CEKI
مجتمع كيدز الدولي للأطفال

Téléphone : 07 59 74 49 29
Mail : kdosceki@gmail.com


Découvrez les récits inspirants, les parcours de PMA et les articles de fond de la communauté CEKI. Parce que chaque naissance est un acte de la vie
Les bébés ne naissent pas tous dans les choux
« Quelle que soit la famille dans laquelle ils s'inscrivent, ils sont un projet d'amour, une histoire qui se tisse des mois, des années avant leur naissance. Ils sont un acte de foi. »
Puisque les femmes ont le choix désormais, lorsqu'elles décident d'avoir un enfant, c'est un choix mûrement réfléchi. C'est le choix de l'amour. Non pas seulement celui qui unit deux personnes pour le meilleur et pour le pire, mais celui que l'on ressent au fond de soi, en quantité telle qu'il semble impossible de ne pas le partager avec cet être que l'on sait vouloir créer en soi et offrir au monde.
On le sent dans son corps. On le sent dans sa tête. Et toutes les horloges biologiques, toutes les alertes lancées par la société, toutes les limites posées ne servent à rien : l'amour qui est là réclame son dû. Il réclame d'exister.
Le combat de Naty : Briser le mur de la fatalité
C'est l'histoire d'Oriana, une jeune femme que sa maman a voulue très fort, il y a un peu plus de dix-huit ans, alors que cela semblait impossible.
À l'âge qu'a Oriana aujourd'hui, Naty, sa maman, ressent de fortes douleurs au ventre : ce sont des kystes. Le diagnostic est grave, le traitement extrêmement long et difficile. Après sept opérations en deux ans, le couperet tombe : elle est stérile.
Naty s'effondre. Elle croit mourir et déprime pendant de longs mois, sombrant dans l'anorexie. Jusqu'à ce que s'ouvre une brèche dans le mur immense de ses souffrances : elle découvre la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et la possibilité du don d'ovocytes direct, alors autorisé en France et en Belgique.
Un parcours de dons et de frontières
-
Oriana (18 ans) : Née en France grâce au don d’ovocytes direct d'une amie proche. Une expérience magnifique mais complexe, qui poussera plus tard Naty à couper les ponts pour réussir à prendre pleinement sa place de maman.
-
Elie (16 ans) : Né en Espagne via un don anonyme. « Avec le recul, il est plus facile de prendre sa place de maman quand on ne connaît pas la donneuse », confie Naty.
-
Serena (12 ans) : La petite dernière, venue au monde suite à un don en Grèce.
-
Oriana : Une jeune femme de son temps
Aujourd'hui, Oriana entretient des relations cordiales mais claires avec sa donneuse : « Je tiens à définir des limites. Je veux que les choses soient claires, même si je lui suis profondément reconnaissante. Sa maman, c'est Naty. »
Oriana est vive, fraîche, forte. Elle habite son époque et ses ambitions le prouvent :
-
Elle rêve d'une famille nombreuse (au moins quatre enfants, avec des jumeaux si possible).
-
Elle ambitionne de devenir cheffe d'entreprise dans le domaine de la beauté et de l'onglerie.
-
Altruiste, elle offrirait « avec plaisir » ses gamètes à une femme dans le besoin.
Pour elle, la manière dont elle a été conçue est un non-sujet. Quelle jeune femme de 18 ans discute de son parcours de naissance avec ses camarades ? Ce qui l'occupe au quotidien, ce sont les cours, l'avenir, la mode, et la volonté qu'il faut pour réussir.
L'association CEKI : La communauté des « Enfants Kdos »
« Si un jour je devais raconter mon histoire, je voudrais que l'ouvrage se nomme "Les enfants ne naissent pas tous dans les choux"... » – Naty
Parce qu'elle a vécu cette souffrance dans sa chair, Naty a fondé CEKI (Communauté des Enfants Kdos Internationale), qui exerce depuis une vingtaine d'années.
L'objectif de l'association est double :
-
Informer : Offrir aux femmes les réponses qui ont tant manqué à Naty à l'époque.
-
Orienter : Ouvrir une voie vers des spécialistes qui ne jugent pas, vers des cliniques adaptées et un personnel capable d'écoute.
-
Dès son plus jeune âge, Oriana a accompagné sa mère dans ce combat, lisant aux couples en détresse l'histoire de l'Enfant Kdo : « Je me suis toujours sentie le devoir de les apaiser, de les rassurer, d'aider ces personnes à relativiser, à y croire encore. »
Plus une réponse qu'une question
Alors que les lois évoluent et que la société s'interpelle sur la nature, la famille et sa diversité, la PMA démontre qu'elle n'est pas qu'un ensemble de questions éthiques ou médicales : elle est surtout une réponse.
Elle est le début d'une histoire qui signifie qu'il ne faut jamais perdre espoir. Une belle histoire, forte et lumineuse, comme celle d'Oriana et de sa famille. On ne peut que lui souhaiter le meilleur.
Par Dominique Urbino